ARTS VISUELS
En plus de la musique, les arts visuels ont toujours été au centre des préoccupations du fondateur du Centre d’arts Orford. Dès 1951, Gilles Lefebvre collaborera avec Madeleine Arbour, signataire du manifeste Le Refus Global publié en 1949, et ils présenteront ensemble une première exposition réunissant Marcel Barbeau, Jean-Paul Riopelle, les frères Pierre et Claude Gauvreau, Paul-Émile Borduas et plusieurs autres membres du groupe.
Au fils des ans, la collection permanente du Centre d’arts Orford s’est enrichie d’œuvres uniques de grands artistes contemporains tels que Yves Trudeau, Mia et Klaus, Jean-Paul Mousseau et vingt-et-une sculptures monumentales in situ réparties sur l’ensemble du site. La collection actuelle du Centre d’arts Orford compte plus de cent quarante œuvres.
Le site du Centre d’arts Orford possède également une grande valeur patrimoniale et architecturale. C’est aujourd’hui un des rares lieux au Québec où on retrouve une importante concentration d’édifices dont l’architecture est de style moderne expressionniste. La salle de concert Gilles-Lefebvre (1960), le pavillon de L’Homme et la Musique (1967) et le pavillon J.A. DeSève (1968) s’inscrivent dans le renouvellement formel architectural québécois qui coïncide avec l’entrée de la société québécoise dans la modernité. Les formes dynamiques des pavillons et l’originalité des méthodes utilisées par l’architecte Paul-Marie Côté (1921-1969) font de ces constructions des chefs-d’œuvre du patrimoine de l’architecture moderne québécoise.
Durant l’été et l’automne, le Centre d’arts Orford offre également des expositions à durée déterminée tout à fait gratuitement aux visiteurs. En 2008, l’Université de Sherbrooke par l’entremise de son commissaire, Madame Suzanne Pressé, a prêté une superbe collection de photos de théâtre du photographe André Le Coz. Plus de 4 500 visiteurs ont pu visiter cette exposition entre le 20 juin et le 11 octobre 2008.







