HISTORIQUE
1951
Motivé par la volonté d’enseigner les arts plastiques autant que la musique, le directeur-fondateur du Centre d’arts Orford, Gilles Lefebvre, s’allie à un groupe de professeurs d’arts plastiques. Il collabore aussi avec Madeleine Arbour et ils présentent ensemble une exposition consacrée aux automatistes dans laquelle on retrouve des œuvres de Marcel Barbeau, de Jean-Paul Riopelle, des frères Pierre et Claude Gauvreau, de Paul-Émile Borduas et d'autres membres du groupe. Cet événement visant d’abord la formation des étudiants inscrits au premier camp musical, attire par la même occasion, plusieurs visiteurs.
1952
On ajoute des cours audiovisuels axés sur la musique, la littérature et les arts plastiques. Le Centre d’arts Orford est dès lors ouvert à l’interdisciplinarité. À cette époque, Madame Laurette Boisvert, grande amie de Gilles Lefebvre, membre fondatrice du Centre d’arts Orford et importante pionnière des Jeunesses musicales du Canada, a un rôle déterminant au sein de la communauté artistique estrienne quant à la diffusion de l’art moderne en région.
1953
En collaboration avec l’UNESCO, on organise une première exposition itinérante comprenant des œuvres d’artistes aussi renommés qu’Alexandre Calder, Henry Moore, Fernand Léger et Georges Braque.
1957
Agnès Lefort présente les œuvres de peintres et graveurs de sa propre galerie, dont Edmund Alleyn, Albert Dumouchel et Jacques DeTonnancour.
1950-59
Au cours de cette décennie, le Centre d’arts Orford acquiert une crédibilité et une notoriété enviables tant au Canada qu’à l’étranger pour la qualité exceptionnelle de son enseignement de la musique et des arts visuels.
1960
La salle de concert Gilles-Lefebvre, première salle de concert conçue pour le récital au Canada, est inaugurée. Elle fut réalisée par l’architecte Paul-Marie Côté. Outre un amphithéâtre de 500 places, le bâtiment comprend La Rotonde, une salle d’exposition pour les arts visuels. Les luminaires sont une création de Jean-Paul Mousseau et les émaux sur cuivre sont de Louis Perrier.
Gilles Lefebvre, qui a toujours su s’entourer des meilleurs collaborateurs pour l’enseignement des arts, fait appel au sculpteur Yves Trudeau. Trudeau crée Vivace, une sculpture en bronze représentant trois musiciens en action, qu’il expose au Musée des Beaux-Arts de Montréal pour ensuite l’offrir au Centre d’arts Orford. Vivace est devenu, au fil des années, l’image officielle de l’institution.
Au cours de la même année, un jardin de sculptures situé devant la salle de concert est inauguré. On y retrouve les œuvres des jeunes sculpteurs québécois de l’époque : Pierre-Roland Dinel, Armand Filion, Richard Lacroix, Robert Roussil, François Soucy et Françoise Sullivan.
1964
Le camp musical devient locataire d’un terrain de 222 acres dans le parc du Mont-Orford. Guy Robert rassemble, cette même année, 16 peintres de l’École de Montréal et présente Prélude au Musée d’Art Contemporain.
1967
Le Pavillon J.A DeSève, bâtiment qui regroupe la salle à manger, le bar, des salles multifonctionnelles et les bureaux administratifs est construit pour les célébrations du centenaire du pays. Une exposition d’une trentaine de photographies de Mia et Klaus est présentée.
1968
Gilles Lefebvre met sur pied un comité des arts visuels. Celui-ci est composé de Marcel Barbeau et des sculpteurs Marcel Braitstein, Jean-Pierre Boivin et Hans ainsi que des peintres Monique Voyer, Louis Jaque et Robert Wolfe. Ensemble, ils organisent l’exposition d’une vingtaine d’œuvres de la collection de Power Corporation du Canada, qui comprend des Jean-Paul Lemieux, Clarence Gagnon et Jean-Paul Riopelle. Par son jardin de sculptures, le site fait aussi découvrir des œuvres de Jean-Jacques Besner, Ivanhoe Fortier, Jacques Huet, Anne Kahane, Claude Lamarche, Lewis Pagé, Ethel Rosenfield, Yves Trudeau, Armand Vaillancourt et plusieurs autres.
On expose également, pour leur recherche plastique, des œuvres de Mario Merola et Louis Jaque. On fait appel à Mariette Rousseau-Vermette pour ses tapisseries de grande dimension, de même qu'à Marc-Aurèle de Foy Suzor-Côté pour ses bronzes. Des gravures d’Albert Dumouchel, René Derouin, Richard Lacroix et plusieurs autres sont aussi exposées. Le comité des arts visuels se porte acquéreur de plusieurs œuvres d’artistes renommés. C’est la naissance de la collection permanente du Centre d’arts Orford.
1972
Le Pavillon de L’Homme et la Musique, érigé pour l'Expo 67, est déménagé sur le site du Centre et reconstruit de toute pièce. Celui-ci abrite les services d’administration de même que deux vastes salles d’expositions. L’exposition Diptyque y est présentée en collaboration avec le Conseil québécois de l’estampe.
1973
Une importante collaboration de Huguette Trudeau (épouse de Yves) rend possible l’exposition remarquable sur l’histoire de la gravure au Québec. On y retrouve des gravures anciennes ainsi que des œuvres « Dumouchel » et « post-Dumouchel ».
1975
Plusieurs expositions sont présentées : celles de l’émailliste Micheline de Passilé-Sylvestre, de la photographe Arlette Vittecoq et d'arts traditionnels de la Lettonie.
1981
Dans la foulée de ces nombreuses expositions très réussies, on inaugure les résidences pour créateurs en arts visuels.
1982-1983
Une contribution du Conseil de la sculpture du Québec permet d’installer, en bordure des sentiers, des sculptures (pierre, bois et métal) d’artistes professionnels qui s’intègrent dans le milieu naturel.
1984
Lors de l’inauguration du programme d’exposition ouvert à tous les finissants en arts des universités québécoises, l’événement extérieur intitulé « La jeune sculpture » obtient une participation remarquable des bacheliers de l’UQAM et de l’UQTR.
1985
On présente le deuxième symposium canadien de mosaïque. Participent à cet événement, les artistes Paolo Ragni de Ravenne et ses coéquipiers, Ganzafar Bajram de Yougoslavie, Jean Lebel et Diane Tétreault du Québec, Schuichi Amano du Japon et son épouse et l’américaine Roseanne Amano. L’événement est sous la responsabilité de Gilles Desaulniers, spécialiste du verre architectural, et de Pierre Landry, sculpteur.
1989
On présente « Critérium 89 », un projet de sculptures environnementales regroupant des artistes tels que Pierre Bayeur, John Francis, Yves Gendreau, Isabelle Grondin, Olaf Hanel, Gregory Keith, Gilles Larivière, Yvon Proulx et David Sorensen.
1990
Le Centre donne une place grandissante aux artistes des Cantons-de-l’Est. La peinture et la sculpture sont toujours présentes, toutefois un intérêt marqué est accordé aux techniques mixtes, aux événements interdisciplinaires ainsi qu’aux créations de jeunes artistes québécois.
1990-1991
C’est le retour des Yves Trudeau et Tatiana Démidoff-Séguin et de leurs dernières créations.
1990-1992
Le Centre expose les sculptures de jeunes finissants des universités québécoises telles Bishop's, l’UQTR et l’UQAM. En métiers d’arts, les artistes Nicole Girard et Monique Bourbonnais-Ferron ainsi que Louise Perreault et Manuel Myoral exposent successivement des œuvres de céramique et de joaillerie.
1992
En métiers d’arts, Louis Perrier présente de la porcelaine, des bronzes et de la joaillerie tandis qu’en arts visuels, Gilles Larivière expose ses sculptures et Monique Voyer, ses œuvres en techniques mixtes.
1992-1993
La nature du mont Orford offre un environnement idéal pour accueillir les œuvres in situ dans les jardins du Centre d’arts Orford. L’été de 1993 se caractérise par sa multidisciplinarité et ses techniques mixtes : écriture (Sylvie L. Bergeron), sculpture (Clôde Beaupré), peinture (Madeleine Audette), techniques mixtes (Marie Cuerrier Hébert, Monique Girard et Jacques Raby) et finalement photographie (Jacques Raby).
1994
La collection de la Banque Nationale du Canada propose une magnifique série de dessins, de peintures et de sculptures. À cette exposition s’ajoute un collectif de six artistes de la région qui exposent des peintures, des techniques mixtes, des eaux-fortes et de la collagraphie.
1994-1999
Le Centre d’arts Orford consacre plusieurs volets à la discipline de la photographie.
1995
Une panoplie d’artistes sont invités (la famille Curtin, Cécile Gingras, Pauline Bressan) et autant de techniques sont représentées : théâtre, marionnettes et autres médiums.
Le Musée du Québec propose une exposition interactive d’exploration des notions de compositions dans une reproduction architecturale (3D) d’un paysage de Cornelius Kreighoff
1996
La collection Loto-Québec propose une exposition d'œuvres représentatives du patrimoine canadien. Le public du Centre d’arts Orford a la chance d’admirer des œuvres de Tom Hopkins, de Roland Giguère et de Nelson Gagné. L’artiste Madeleine Audette présente une rétrospective de son travail agrémentée de poèmes inédits du dramaturge Marcel Dubé.
1997
La thématique son-matière-lumière inspire plus d’une centaine d’exposants québécois, canadiens, européens et américains qui présentent des expositions de diverses techniques : peinture, sculpture, techniques mixtes, photographie et installation.
1998
Le Centre régional de service aux bibliothèques publiques de l’Estrie propose une exposition où le livre fait figure de proue. Il est utilisé comme matériau, devient objet d’art ou inspire la création de livres d’artistes. Le Centre d’artistes de Bishop' University présente, quant à lui, une exposition collective de ses membres.
1999-2000
Le Centre d’artistes Créatio présente plus d’une cinquantaine d’artistes œuvrant dans diverses disciplines : Marie Cuerrier Hébert (peinture), Grant Siméon (photographie), Yong Jin Cui (multimédia), Monique Voyer (artéfact) ainsi que Normand Toupin (sculpture).
2001
Les amateurs d’arts se souviendront de 2001 et des célébrations du 50e anniversaire du Centre d’arts Orford. Le lieu présente une rétrospective d’artistes sculpteurs reconnus internationalement tels Yves Trudeau, Tatiana Démidoff-Séguin, Dinel et Marcel Braistein. La collection permanente du Centre d’arts ainsi que deux expositions de reproductions de dessins de Gustav Klimt sont aussi présentées en collaboration avec le Canadian Center for Austrian and Central European Studies et l’ambassade d’Autriche.
Les amateurs ont pu admirer les créations du peintre David Sorensen et les installations des artistes de Bruit de fond (installations sonores). Des instruments de musique du monde (Université de Montréal) et des œuvres picturales d'Élaine Boily sont aussi au nombre des découvertes de cette saison mémorable.
2002
Pendant la saison estivale, une exposition de Guido Molinari, articulée autour du thème Rythme et Variations qui comprend une rétrospective et des œuvres récentes, témoigne de la constante évolution de la production artistique de Molinari et de l’importance de son œuvre dans l’histoire de l’art au Québec. Le Centre offre également une exposition des œuvres d’une artiste montréalaise, Marie Lacoursière, pianiste de formation qui transpose son expérience musicale en peinture.
2003
C’est autour du thème Vision Sonore que le Centre d’arts Orford présente trois expositions issues d’univers riches et parfois déroutants. Hai Ja Bang, artiste coréenne, offre une série de peintures sur l’univers. Mia & Klaus présentent quelques œuvres photographiques sous le thème Le chant de l’eau, illustrant un parcours à travers de magnifiques images du Canada. Et BGL, trio d’artistes de la relève nous révélait son univers à travers une installation in situ Petit spectacle.
MISSION DU CENTRE D’ARTS ORFORD
En 2001, le Centre d’arts Orford célébrait son cinquantième anniversaire. Ses objectifs sont principalement la formation des jeunes musiciens particulièrement doués, sur le point d’amorcer une carrière professionnelle. Les stages de perfectionnement sont dispensés au cours des mois de juin, juillet et août. Le Centre d’arts Orford a acquis une renommée enviable au niveau international comme diffuseur de grande musique. Le Festival Orford, événement culturel prestigieux, attire les mélomanes dans un environnement naturel et architectural d’une grande beauté. Il se distingue tant par la qualité de ses prestations musicales que par ses expositions d’arts visuels. Le volet arts visuels a pour objectif de faire connaître à un public régional et national la production d’artistes canadiens, d’offrir un lieu de diffusion de qualité aux artistes régionaux, nationaux et internationaux, de favoriser le développement de nouveaux publics et de l’initier aux différentes pratiques des arts visuels.







