Géologie
Le Centre d’arts Orford est situé dans les Appalaches. Cette chaîne de montagne est née il y a environ 500 millions d’années de la collision entre deux anciens continents : Laurentia (aujourd’hui l’Amérique) et Amazonia (l’Afrique). Ces montagnes sont composées de croûte terrestre, de croûte océanique et d’intrusion de magma, ce qui crée leur richesse géologique.
À leur formation, les Appalaches étaient presque aussi élevées que l’Himalaya. Depuis, l’érosion les a nettement arrondies. Une des sources d’érosion est notamment la dernière glaciation. Il y a un peu plus de 10 000 ans, un glacier recouvrait une grande partie du Canada. Lors de la fonte considérablement rapide de cette calotte glaciaire, l’eau a emporté avec elle des débris de roche et de terre, transformant le relief sous son passage.
On peut d’ailleurs observer dans le Sentier des arts un bloc erratique, vestige abandonné par la fonte du glacier. La grande quantité d’eau ainsi créée a provoqué la formation d’une mer intérieure, la mer de Champlain. Cette mer recouvrait une bonne partie du Québec, mais laissait les Appalaches à découvert . Il en reste aujourd’hui le lac Champlain.
La route des diligences
En 1791, lors de la formation du Haut et du Bas Canada, les Cantons de l’Est s’ouvrirent à la colonisation. Les seigneuries le long du Saint-Laurent étaient d’ailleurs surpeuplées. Des colons du nord-est des États-Unis, de l’Angleterre ainsi que de l’Irlande fondèrent alors des hameaux, aujourd’hui devenus villes et villages. Le hameau de Cherry River est une des traces de cette colonisation.
Un service de diligences transportait les marchandises de Boston jusqu’à Québec. Le territoire de la MRC de Memphrémagog était un lieu de transition entre les États-Unis et la métropole. Trois grandes routes des diligences traversaient le territoire.
Sur le site du Centre d’arts, on retrouve les vestiges de la route des diligences inaugurée en 1824 qui reliait Boston et Montréal. Plus loin dans le Parc du Mont Orford, d’anciennes fondations peuvent y être aperçues. En effet, les premières routes ne se pratiquaient qu’en hiver sur les ruisseaux et lacs gelés. À partir de 1830, le réseau routier s’améliora ce qui provoqua la construction d’infrastructures de services telles les écuries, auberges, selleries, etc.















